Article apparus dans le monde le 24 septembre 2004 Trois ans après que le président de la République a reconnu que "la France, en quittant le sol algérien, n'a pas su empêcher" le massacre des harkis, la LDH lui demande de "dire solennellement les responsabilités" de la République "dans le sort tragique de ces Français". Cette expression englobe non seulement les actes de vengeance dont ont été victimes les harkis demeurés sur le sol algérien, mais aussi les "discriminations inouïes" subies par ceux qui, évacués en France, ont été parqués dans des camps et réduits à l'assistanat. L'appel, qui fait allusion au discours de M. Chirac reconnaissant la responsabilité de l'Etat dans la persécution des juifs sous l'Occupation, a été signé par des personnalités comme les Prix Nobel François Jacob et Pierre-Gilles de Gennes, les journalistes Jean Daniel et Alain-Gérard Slama, les écrivains Jean Lacouture et Claire Etcherelli ou le patron d'Axa, Claude Bébéar. Alors que le projet de loi sur les rapatriés en discussion au Parlement exprime simplement la "reconnaissance de la Nation" envers les "Français rapatriés", "pour l'œuvre accomplie par la France" au Maghreb, Hamlaoui Mekachera,secrétaire d'Etat aux anciens combattants, interrogé par Le Monde, estime que la France n'a pasà reconnaître de "responsabilité" spécifique : "La France n'a délibérément tué nienfermé personne",explique-t-il, renvoyant au travail des historiens au sein de la "Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie, du Maroc et de la Tunisie " créée par le texte le soin de faire la lumière sur cet épisode vieux deplus de quarante ans. Philippe Bernard. fin de l'article Nous avons appris que monsieur Hamlaoui Mekachéra à proposer a monsieur Hubert Falco de travailler à la fondation gratuitement, lui qui a déclarer que les harkis n'ont pas été abandonner aux massacre des vainqueurs, ni dans les camps comment va t'il défendre notre cause, mais peut être veut il nous achever. La fondation va t'elle servir juste à certaines personnes au détriment de notre communauté? Pourquoi certaines associations étaient invités au séna mais pas les autres, y a t'il des choses à cacher? Malika Meddah Un ami m'a enoyé ce poeme Venez à nous, encor, tout comme vos aïeux Ceux de 14-18 et tout comme vos pères Qui du joug allemand la France libérèrent Tous, en donnant leur sang, dessous tous les cieux. Vous êtes leurs enfants, de leur sang généreux Vous êtes Fils de France en sa rive africaine, Non par le sang reçu en terre européenne Mais par le sang versé... Venez à nous nombreux ! Ainsi parlait la France, experte en l’Art des Mots... Qui l’ont toujours perdue... Et une fois nouvelle, Pleins d’ardeur et de Foi, de confiance éternelle, Les Harkis, en avant, montèrent à l’assaut. En répandant leur sang, devant moi, devant nous, Soldats du contingent, de notre douce France. Ils m’ont sauvé la vie, épargné des souffrances, Pas seulement à moi mais à tant d’entre nous !... Ils étaient en avant, les plus fiers guerriers Et notre bouclier et notre fer de lance ; Dans les âpres combats, ils mouraient pour la France Survivants triomphants, flattés et décorés Et une fois de plus, la France les trahit Quand vint le temps fatal de se tirer d’affaire, Quand elle les livra de sordide manière, Les offrant tout liés aux mains de l’ennemi. Car une fois encor, désarmés et floués Nourris de nobles mots, pleins de paroles belles Ils sont allés confiants à leurs frères « rebelles », Rien d’autres que des loups qui les ont dévorés. Et de mille façons, écorchés et brûlés, Egorgés, éventrés, dépecés de toutes les manières Ebouillantés, j’en passe...Et notre France fière Commentait cependant qu’elle en avait sauvé... ...Certes, cela est vrai, quelque minorité Cette faible poignée, aussitôt enfermée Dans quelques camps perdus, en campagne écartée Avec de quoi survivre entre des barbelés. Car par le Général, ainsi fut décidé Notre Grand Chef à tous dont l’image encor brille : « Les Harkis, les Harkis, soldats de pacotille ! Nous n’en avons que faire, ils seront sacrifiés !... » Jean SAURE |